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| Enregistrements |
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| Marc-Antoine Charpentier – Méditations pour le Carême – ALPHA 091 |
| " ….Desenclos avait déjà prouvé sa prédilection pour ces esthétiques dans ses précédents enregistrements consacré à Dumont et Daniélis, chez Alpha : celui-ci en confirme sa maîtrise. D’évidence fasciné par la force intime et la puissance évocatrice de ces discours, il cerne à chaque pas les subtilités d’une rhétorique ciselée, dont il offre une approche toute en précision et en profondeur, attentive tant au texte qu’à des mouvements harmoniques ou rythmiques faits de suspensions, progressions et retournements. Charpentier et Desenclos n’imposent rien, ils suggèrent, éclairent, soulignent avec une belle délicatesse, parfois lumineuse (bouleversant « Pater, in manus tuas » de Jésus en croix dans Tenebrae factae sunt), parfois sombre et tourmentée (dissonances expressives des larmes de Saint-Pierre), qui ne refuse pas certains partis pris plus résolument théâtraux (ainsi le dialogue de la trahison de Judas, ou l’étonnante malédiction « Vae homini …» du Ecce Juda). Constants, attentifs à servir le verbe et la musique, habiles dans l’action (…) et l’introspection, les trois chanteurs appuient l’entreprise en conservant cette pâte sonore ample, homogène et colorée qui caractérise désormais l’Ensemble Pierre Robert… Un disque peut-être un peu difficile, et qui à ce titre doit être « goûté » avec attention pour en découvrir la pleine et délicate richesse. " |
| Répertoire – « 9 » - May 2006 |
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Henry Du Mont ‘Grands Motets pour la chapelle de Louis XIV au Louvre’ Allemandes. Allemande grave. Dialogus de anima. Super flumina Babylonis. Benedic anima mea. Ecce iste venit. Pavane - ALPHA 069 |
| "… À la tête donc de son ensemble bien nommé Pierre Robert, collègue de Du Mont à la Chapelle Royale, Frédéric Desenclos offre un enregistrement de très grande classe. Les voix, superbement bien timbrées (le haute-contre Marcel Beekman et la voix de taille de Robert Getchell tout particulièrement) et à la diction impeccable, s'emparent du mot pour en délivrer toute la quintessence musicale….À l'orgue, un somptueux Claude Parizot de 1739, Frederic Desenclos met en avant les couleurs rustiques des jeux avec la même volonté de dégager une expression fine et sensible, toute emplie de grâce et de poésie. Ce troisième enregistrement de l'ensemble au sein du catalogue Alpha confirme l'émerveillement ressenti précédemment et honore l'excellente collaboration de ces musiciens avec le Centre de Musique Baroque de Versailles." |
| Classics Today - June 2005 |
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| "… le chef organiste poursuit un travail exemplaire…Rendues à leur pureté originelle...ces partitions, véritables canons d’un genre éminemment français, recouvrent, sous l’impulsion inspirée de Desenclos, toute leur grâce, tout leur pouvoir d’évocation. Il faut dire que les interprètes réunis ici livrent le meilleur d’eux-mêmes. Instrumentistes et chanteurs, le haute-contre de Marcel Keekman en tête, supportent avec une humilité désarmante l’architecture complexe de ces cathédrales sonores miniatures. A ce titre, Super flumina Babylonis et Ecce iste venit comptent parmi les moments forts du programme. Les transitions purement instrumentales offrent pour leur part des colorations intenses. Superbes de plénitude, les sons fiés, généreux été pénétrants des cordes imposent un climat recueilli, lequel s’avère particulièrement bienvenu face aux injonctions parfois tonitruantes du savoureux grand-orgue (Claude Parizot, 1739) de l’église Saint-Rémy de Dieppe. " |
| Opera International - 2005 |
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| "… Les voilà (les motets) débarassés de leur apparat d’emprunt….Et rendus à leur pureté franciscaine, à leur sobrité piétiste. En particulier le cantique Dialogus de anima – drame sacré miniature qui, en élégance d’accent, en délicatesse d’émotion, rivalise avec les oratorios de Carissimi ou de Marc Antoine Charpentier. Comme toujours, les chanteurs de l’Ensemble Pierre Robert – notamment les deux ténors Marcel Beekman et Robert Getchell – y font merveille. " |
| Télérama - April 2005 |
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| "… Cet élagage permet un meilleur suivi des lignes contrapuntiques que Du Mont soignait tout particulièrement. La lumière de cette écriture projetée par ses deux violons et la richesse de la basse continue partagée entre le théorbe, le basson et l’orgue s’apprécie sans effort…L’Ensemble Pierre Robert se distingue par son homogénéité, son style coloré mais discret et sa fluidité musicale. Jamais les artistes ne tentent d’installer un théâtre sous les voûtes de l’église, mais ils savent mettre en valeur la langue si figurée de Du Mont…On remarque spécialement la beauté des « symphonies » de violons et la délicate voix de taille de Robert Getchell. Frédéric Desenclos ponctue d’un geste souple les pièces d’orgue… " |
| **** Le Monde de la Musique - July/August 2005 |
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